06-Pourquoi je ne te recommande pas l'IA pour créer ton site
Est-ce qu'un site créé avec l'IA peut vraiment remplacer un vrai webdesigner ? Dans cet épisode, Carole démonte point par point ce qui se cache derrière la promesse d'un site généré en quelques minutes par ChatGPT, Claude ou Lovable. Elle explique pourquoi ces sites créent souvent plus de travail qu'ils n'en font gagner, pourquoi ils échappent aux obligations légales françaises, et dans quels cas précis l'IA peut malgré tout avoir sa place dans une stratégie web.
Visible Sans Réseaux est un podcast de Mon Marketing Holistique, qui propose des prestations en webdesign et marketing digital pour entrepreneures sensibles et atypiques. Retrouve tous mes services sur monmarketingholistique.com, ainsi que les ressources et show notes de chaque épisode.
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Est-ce que tu sais qu'il me faut 3 secondes pour deviner qu'un site a été créé par une intelligence artificielle ? 3 secondes, pas plus ! Et ce n'est pas un talent extraordinaire que j'ai, c'est juste mon métier. Mais si moi, je vois ça en 3 secondes, tes visiteurs, ils le sentent aussi, même s'ils ne savent pas pourquoi, ils mettent peut-être un peu plus de temps. Et ça change tout dans la confiance qu'ils t'accordent.
Aujourd'hui, je vais te parler d'un sujet qui revient de plus en plus dans mes conversations avec vous. L'IA pour créer son site web. Que ce soit ChatGPT, Claude ou des outils comme Lovable, l'idée séduit énormément d'entrepreneurs.
Tu décris ton projet, tu appuies sur un bouton et voilà, en quelques minutes, tu as un site web. Ou pas. Sauf que ce n'est pas aussi simple que ça et c'est ce que je vais t'expliquer dans l'épisode d'aujourd'hui.
Bienvenue dans Visible Sans Réseau, le podcast dédié aux entrepreneurs sensibles et atypiques qui veulent développer leur visibilité et attirer des clients sans dépendre des réseaux sociaux. Je suis Carole Le Gouallec, web designer et mentor pour les entrepreneurs sensibles depuis 2019. Je suis convaincue qu'il existe une autre façon de se rendre visible, plus durable, plus humaine et surtout plus alignée avec qui tu es.
Chaque semaine, je te partage ici des stratégies concrètes de visibilité durable et de marketing éthique pour attirer des clients de façon sereine et respectueuse de ton énergie. Newsletter, podcast, référencement, partenariat, toutes les alternatives pour bâtir un business stable, libre et prévisible où ta visibilité ne disparaît pas dès que tu arrêtes de publier et où ton business ne dépend plus des caprices d'un algorithme. Je suis web designer depuis plusieurs années maintenant et j'accompagne des entrepreneurs sensibles et atypiques qui veulent être visibles sans dépendre des réseaux sociaux.
Le site web, dans cette stratégie, ce n'est pas un détail, c'est la maison où tu ramènes les gens que tu rencontres ailleurs, que ce soit par le référencement naturel, le SEO, par une collaboration ou par un podcast comme celui que je suis en train de faire. Forcément, quand je vois arriver une vague d'entrepreneurs qui se tournent vers l'IA pour construire cette maison, je veux comprendre ce qui se joue vraiment parce que je suis curieuse. Et surtout, je veux t'éviter les pièges que je vois trop souvent.
Qu'est-ce qui se passe vraiment derrière un site qui est généré entièrement par l'IA ? Sur le papier, l'IA te promet de te faire gagner du temps. En pratique, ce que j'observe, c'est plutôt l'inverse. Tu vas demander des modifications, l'IA va en changer 3 autres.
Tu vas vouloir ajuster une couleur, elle va te réécrire une session entière de codes que tu ne comprends pas. Le résultat, c'est du code qui va gonfler, qui devient difficile ensuite à modifier et qui peut finir par te coûter plus de temps in fine que si tu avais construit ton site avec les bons outils dès le départ. Concrètement, à chaque fois que tu veux changer quelque chose, il va falloir retrouver où ce quelque chose se trouve dans le code, puis le modifier en demandant avec plusieurs itérations.
Si tu sais comme moi, si tu utilises l'intelligence artificielle, c'est que ça ne marche pas toujours du premier coup. C'est un euphémisme. Puis, tu dois publier pour voir le résultat.
Alors que sur une plateforme comme celle que j'utilise avec mes clients, Squarespace ou d'autres, tu vas directement sur l'élément que tu veux modifier. Si c'est juste le bouton, tu ne peux pas devoir écrire retrouver dans le code. Tu vas directement au bouton, tu cliques sur le bouton, tu modifies.
Et tu vois le rendu en temps réel, y compris sur mobile, sans avoir à republier à chaque essai. Cette différence-là, sur des mois et des années de vie de ton site, ça représente quand même un temps considérable. Et on va s'attarder sur le point du mobile parce que ça mérite vraiment qu'on s'y arrête, parce que c'est un des problèmes que je vois le plus souvent.
La page, elle a l'air parfaite dans l'aperçu de l'outil, en plein écran sur ton ordinateur, nickel. Mais une fois publiée et consultée sur un téléphone, eh bien, tu peux constater, en tout cas c'est ce que je vois avec les sites qui sont faits via l'IA, c'est qu'il y a des blocs qui se chevauchent. Ou souvent, très souvent, c'est le texte qui déborde de son cadre.
Les boutons qui sont trop petits pour être touchés avec un doigt, sur un smartphone, ou bien il y a un défilement horizontal qui ne devrait pas exister. Bref, l'IA, en fait, elle ne pense pas vraiment en grille adaptative. Elle va parfois générer des tags qui ne se recalculent pas bien.
Donc l'effet responsif, c'est-à-dire qu'il va se redimensionner automatiquement selon la taille du support sur lequel tu consultes le site. Eh bien, ça ne se recalcule pas bien sur la taille d'écran. Et vu qu'il faut republier pour avoir le rendu réel sur téléphone, eh bien, tu le découvres en général une fois que la page est déjà en ligne et qu'elle est déjà vue par tes visiteuses.
Donc, sachant qu'une grande majorité des visites sur les sites arrivent depuis ton smartphone maintenant, ce n'est pas un détail, c'est plus de 60 % des visites. C'est la norme qu'il faut absolument tester avant de mettre une page en ligne. Et ça, c'est ce qu'on appelle une dette technique.
C'est-à-dire que tu te retrouves avec un site que personne, ni toi, ni un futur prestataire ne peut facilement reprendre. Si un jour tu veux faire évoluer ton site ou s'il y a une faille de sécurité apparaît, on va en reparler, tu es coincé. Personne n'a écrit ce code, donc personne ne sait vraiment comment il fonctionne.
Et sur la sécurité, justement, il y a un point que je trouve trop peu évoqué. Il y a assez peu de personnes qui n'en parlent. Les sites créés par l'IA sont davantage exposés aux failles de sécurité parce que ce sont des plateformes moins établies, moins testées à grande échelle, avec moins d'équipes dédiées à traquer les vulnérabilités que sur des solutions qui sont installées depuis des années.
Si les données de tes clients sont piratées, que ce soit leurs coordonnées, et en ce moment c'est malheureusement d'actualité en France, ou leurs informations de paiement, c'est toi qui es responsable pénalement, illégalement. Ce n'est pas l'outil que tu as utilisé pour créer ton site, c'est ton entreprise, ta responsabilité et ta réputation qui sont en jeu. Et à ce sujet, il y a autre chose que je constate presque à chaque fois sur les sites générés par l'IA, l'absence totale de conformité légale.
Pas de bandeau de consentement pour les coquilles, pas de mention légale, pas de politique de confidentialité, parce que quand tu crées ton site avec une plateforme, il va te faire penser à rajouter ces choses-là. Et ce n'est pas des détails administratifs qu'on va pouvoir ajouter plus tard, c'est des obligations légales, en tout cas pour la France. Et elles sont liées à ce que je viens de te dire sur la sécurité.
Si tu collectes des données sur ton site, même juste une adresse mail pour informer l'ordre de contact, tu dois pouvoir dire clairement ce que tu fais, comment tu les protèges. C'est juste le RGPD. Et une IA qui construit cette page ne se pose pas la question.
Elle va te générer un site qui a l'air complet visuellement, mais qui te laisse en réalité en dehors des clous dès le premier visiteur. Et à ce sujet, un exemple récent qui illustre bien à quel point on sous-estime ce qu'on met dans ces outils. Cet été, il y a des utilisatrices de RGPD qui ont partagé des conversations en cochant une case pour les rendre indexables, sans réaliser ce que ça voulait dire.
Ça voulait dire que leurs échanges devenaient visibles publiquement sur Google. Donc des conversations très personnelles se sont retrouvées accessibles à n'importe qui. Depuis, OpenAI a changé son fonctionnement, mais l'histoire montre bien à quel point la frontière entre ce qui est privé et ce qui devient public est facile à franchir sans qu'on se rende compte.
Parce qu'il n'y a pas de garde-fous comme il y en a sur une plateforme. Donc ce n'est pas vraiment une question de compétences techniques, c'est plus un problème de fondation. Et une entreprise qui veut durer, ça a besoin de fondation solide.
Tu n'as pas besoin d'un site bricolé et que tu ne pourras plus toucher dans six mois. Ensuite, il y a aussi la question du référencement naturel qu'on ne voit pas tout de suite. Un site généré par une IA générative, comme Cloud, RGPD, Loveable, etc., ça peut être visuellement correct, mais complètement à côté de la plaque au niveau de la structure.
Et la structure, c'est quelque chose que Google adore et il a tant de la structure sur chacune des pages de ton site. Je vais rentrer un peu dans les détails techniques, mais je vois très souvent des hiérarchies de titres qui n'ont aucun sens. Par exemple, plusieurs balises H1, c'est-à-dire des titres de niveau 1, le plus gros en général sur ta police, sur une même page.
Ça, c'est impossible pour Google. C'est une erreur. Des titres 2 qui sont des livres où il n'y a pas de hiérarchie, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de suite logique dans la taille.
Imagine un livre, tu as le titre de la couverture qui est très gros et après tu as le titre des chapitres et puis les paragraphes. Ce n'est pas tous de la même police, ou en tout cas, on met qu'une seule fois la taille du titre de la couverture. C'est un peu la même analogie si tu es familier avec les livres.
Pour toi, ça ne se voit pas. Mais pour Google, il lit une page où l'ordre des idées n'existe pas. Et le problème, c'est encore plus large que ces balises, c'est l'architecture du site dans son ensemble.
Comme tes pages sont probablement pas reliées entre elles, puisque tu n'as pas posé les choses au départ, tu t'es reposé sur la création de l'architecture de ton site sur une IA qui ne pense pas forcément comme des designers, elle a juste fait page par page bêtement, entre guillemets. Tes pages doivent se relier entre eux avec ce qu'on appelle le maillage interne et une page doit avoir un certain mot-clé. Une IA à qui tu demandes une page, elle ne va pas penser comme un tout cohérent, elle va faire page par page, elle va faire ta demande ponctuelle, elle ne va pas avoir cette vision d'ensemble sur ta stratégie de contenu, ni sur la façon dont Google doit comprendre l'organisation de ton site.
Résultat, tu peux avoir des pages qui sont magnifiques individuellement, mais un site qui va être très difficile à positionner dans Google. Autre point qui peut poser problème, c'est le parcours client, grand oublié des sites créés par l'IA. L'IA, elle va te sortir un site avec une structure standard, vraiment très bateau, la manière, la présentation, les offres, le témoignage, le contact, c'est propre, mais ce n'est pas pensé pour toi.
C'est très généraliste, c'est comme prendre un template qui est fait pour tout le monde. Sauf que ton activité, si tu es thérapeute, si tu es coach, ou si tu es prestataire, ou si tu vends par exemple tes boulangers et tu vas avoir un site, on ne va pas du tout le construire de la même manière. Les objectifs de ton site ne seront pas les mêmes, les appels à l'action ne seront pas les mêmes.
Donc c'est essentiel de personnaliser. Ton site, il a un objectif précis qui est d'amener une personne qui ne te connaît pas, quand elle visite ton site, jusqu'à ton appel découvert, jusqu'à l'achat, inscription dans ta newsletter, quel que soit l'appel à l'action ou l'objectif que tu as choisi. Chaque page, elle doit guider ton visiteur vers la prochaine étape logique.
Or l'IA, elle ne connaît probablement ni tes offres, ni la façon dont elle s'enchaîne, ni ce qui doit se passer en premier dans la tête du visiteur. Donc tu peux avoir un très beau site, mais zéro logique de progression à l'intérieur. Les gens arrivent, ils lisent et ils repartent sans savoir quelle est la prochaine étape naturelle pour eux.
Autre souci, c'est le jour où tu veux faire de la publicité, notamment avec Meta. Si tu veux faire de la publicité Meta, il faut intégrer le Pixel Facebook, ce petit bout de code qui te permet de suivre les visites et les converseurs sur ton site. Sur un site généré par l'IA, ça pose un vrai souci technique.
Tu ne vas certainement pas y penser au moment où tu fais ton site avec l'IA. Et bien ce site, il fonctionnera comme une seule page qui se met à jour dynamiquement. C'est-à-dire plutôt que comme plusieurs pages qui se rechargent chaque... ça va être un peu technique, on ne va pas rentrer dans les détails.
Mais le Pixel, en fait, il se déclenche que quand il y a un vrai rechargement de pages. Concrètement, ça veut dire que quelqu'un peut arriver sur ta page d'accueil, cliquer vers ta page de vente sur laquelle tu fais de la pub, et le Pixel ne va pas forcément compter la deuxième visite. Donc en gros, c'est une nuance que personne ne connaît en dehors des développeurs, mais ça risque de fausser tes données de tracking.
Donc tu vas pouvoir croire que tu n'as pu convertir pas ou optimiser une pub sur des chiffres de base qui sont faux. Alors que le problème, ça vient juste que le Pixel ne se déclenche pas comme il faut puisque tu as fait ton site avec cette IA qui n'a pas les mêmes conceptions techniques. Ensuite, et ça c'est un point qui me tient à cœur, c'est l'accessibilité des sites créés par une IA.
Moi, je te disais qu'en 3 secondes, je pouvais détecter un site créé par une IA. Outre le fait qu'ils sont tous construits de la même façon, ils sont très bateaux comme je te parlais juste avant sur le parcours client qui est toujours le même. Je le reconnais aussi parce que souvent, les polices, elles sont beaucoup trop petites.
Il n'y a aucune notion de lisibilité. Le contraste, des fois, il n'est pas bon. Il n'y a pas de variation de taille.
Il n'y a pas de hiérarchie de lecture. Souvent, c'est les 2, 3 ou même polices qu'on retrouve sur tous les sites créés par l'IA. À croire qu'ils utilisent les mêmes.
C'est celle que l'IA a vu le plus dans ses données d'entraînement. En fait, tu as un site qui ressemble à tout le monde. Et le souci qu'on voit aussi, c'est le problème de contraste qui fait que ton texte, il est lisible.
Ça ne sert rien d'avoir quelque chose de joli si en fait, tu as mis quelque chose qui est clair sur un fond clair. On ne va rien lire. Peut-être que tu t'es cassé la tête à faire des super textes, mais en fait, on ne pourra pas les lire.
Soit parce que depuis un smartphone, ça sera illisible. Soit parce que le contraste fera qu'en fait, ça sera aussi illisible. Si tu mets du texte gris clair sur un fond blanc, du blanc sur des couleurs pastel, des couleurs qui se fondent dans l'arrière-plan, ça va être doux et élégant quand tu vas le voir.
Mais en fait, on ne va rien voir. On ne va rien pouvoir lire. Et surtout pour les problèmes qui ont une légère baisse de vision, même légère, c'est un vrai problème.
L'accessibilité, ce n'est pas un supplément d'âme réservé à quelques entreprises. C'est ce qui permet à une personne malvoyante, une personne qui va lire son mobile en plein soleil ou quelqu'un qui a plus de 50 ans, qui a besoin de lunettes, de pouvoir te lire sans effort. Parce que quelqu'un qui fait un effort, il décroche.
Donc, l'IA ne va pas se poser ces questions qu'on va se poser à un webdesigner. Est-ce que c'est lisible ? Est-ce que le contraste est bon ? Est-ce que les polices vont bien ensemble ? Est-ce que les polices sont lisibles, quel que soit le fond qu'on a dessous ? Ça va te générer un rendu visuel qui va coucher les caisses esthétiques standards, mais pas un rendu qui est pensé pour les usages réels. Et puis, si je reviens à mon approche de « on te repère en 3 secondes », on retrouve les mêmes dégradés violets bleus, les mêmes cartes arrondies avec une ombre portée, les mêmes icônes, la même mise en page en bloc identique.
Ce n'est pas un hasard parce que l'IA, elle apprend sur des sites qui se ressemblent déjà. Donc, elle reproduit ce qu'elle a vu le plus. Donc, le problème, c'est que ton audience, même si elle ne sait pas forcément l'odyssée, tes visiteurs, elles ressentent la même chose que moi.
« Ah, ce site, il n'est pas original. Il ressemble à 100 autres sites que j'ai déjà vus. » On ne va pas le reconnaître.
Il ne reflète surtout pas ta personnalité ni ton positionnement d'entrepreneur atypique. Et toi qui veux justement sortir des sentiers batus sans les réseaux sociaux, tu vas te retrouver avec un site qui ressemble à tout le monde. C'est un comble.
Maintenant, je voudrais parler spécifiquement de Loveable parce que j'ai eu beaucoup de questions là-dessus. Donc, je sais que beaucoup d'entre vous, vous entendez parler de Loveable en ce moment. Et c'est un outil qui est un peu différent de ChatGPT ou de Cloud.
C'est plutôt qu'une conversation. C'est un constructeur d'applications propulsé par l'IA qui, au départ, n'est pas pensé pour créer des sites web, mais plutôt des applications web qui étaient détournées pour créer des sites. Et pour être honnête avec toi, Loveable a fait de vrais progrès, notamment sur le référencement qui était vraiment, il y a encore quelques mois, tout pourri, pour être clair.
Mais là, on a des pages en rendu HTML complet, ce qui veut dire que Google et les IA peuvent lire le contenu alors qu'avant, c'était quand même leur point faible. Donc, le problème technique le plus basique, c'est réglé. Par contre, l'audit que fait Loveable, il ne te dit pas ce qui ne va pas page par page.
Il ne te dit pas mot-clé par mot-clé ce qui va manquer. Il n'a pas cette vision de ton architecture globale. Il n'a pas la vision de la façon dont ton contenu doit s'articuler avec ta stratégie éditoriale qui est construite sur plusieurs mois.
Et surtout, chaque fois que tu vas demander une correction à Loveable, ça t'utilise un crédit. Donc, tu vas repasser pour chaque modification par une conversation avec l'IA. Ce n'est pas vraiment un outil qui est pensé pour l'entrepreneur qui veut juste modifier un titre ou une image en 5 minutes.
Tu vas devoir retrouver et refaire. Au départ, il faut se rappeler qu'il reste construit pour les applications des logiques de SaaS. Ton site, il n'est pas construit comme une application.
Il a besoin d'une vraie stratégie de contenu. Ce n'est pas la même chose du tout. Il n'a pas les mêmes besoins, il n'a pas les mêmes fonctionnalités.
Il a besoin d'un parcours pensé pour tes offres et d'une identité qui te ressemble. Sur Loveable, par exemple, l'abonnement de base, c'est environ 25 dollars par mois, je crois, avec un nombre défini de crédits inclus. Et chaque fois que tu vas vouloir modifier, tu vas consommer des crédits.
Et ce que je constate, en regardant le retour des utilisatrices, c'est que le quota s'atteint vraiment très vite dès que tu travailles vraiment sur un projet identifiant. Dès que tu vas vouloir ajouter une nouvelle page de vente, tu vas créer une nouvelle offre, la facture peut grimper largement au-dessus du prix affiché sans que tu puisses en plus t'anticiper à l'avance. Quand tu ne sais pas à l'avance, comme c'est un système de crédit, combien va te coûter ton site ce mois-ci si tu as plusieurs produits que tu veux lancer ? Et sur le support client, quand tu es sur le plan gratuit, tu as accès qu'à une communauté sur Discord.
Tu n'as pas de vrai support client avec qui tu peux chatter ou discuter. Et même sur le plan payant, c'est un formuleur de contact avec une réponse générée par EA. C'est sur les plans les plus chers que tu as un vrai support, mais qui sont sur les plans les plus chers à plus de 100 euros ou 100 dollars.
Si tu compares à Squarespace, qui est la plateforme que je recommande pour mes clients, tu as un abonnement autour de 17 euros par mois, fixe, prévisible, avec un support client que tu peux contacter par tchat ou par email en français. D'ailleurs, je ne sais même pas si c'est en français. Et tu sais exactement ce que tu vas payer chaque mois.
Et tu as quelqu'un vers qui te tourner. Ce n'est pas un détail. Quand ton site est l'outil central de ta visibilité, tu as besoin de stabilité et pas d'une facture qui varie selon combien de fois tu as dû redemander une correction à une EA.
Et pareil, si tu passes par l'option d'héberger toi-même le code généré. Alors là, on est vraiment sur quelque chose de très technique. Franchement, ce n'est pas une solution qui est abordable pour la plupart d'entre nous qui écoutons ce podcast.
C'est la même chose, tu vas épuiser ton quota gratuit au moment d'avoir un vrai visiteur sur ton site. Pour illustrer ce que je te dis, je vais te donner un exemple concret. J'ai récemment audité le site d'une coach business assez connue dans le top linkedin de son secteur, je ne donnerai pas son nom, qui a construit il y a quelques jours l'intégralité de son site avec l'EA, avec le mobile de mémoire.
J'ai eu l'occasion de réaliser un minute audit de son site pour elle et je vais te dire ce que j'ai trouvé. Quand j'ai tapé son nom dans Google, son site créé avec le mobile, il ne remontait pas. Probablement parce qu'il n'y avait aucune indexation faite.
Pas de sitemap, c'est le petit fichier qui lise toutes les pages de son site et qui aide Google à les trouver, à les explorer. Ensuite, le rendu sur mobile, il posait soucis. Il y avait des soucis aussi avec tous les paramètres de rédaction qui servent uniquement pour les robots de Google, qu'on appelle les métadescriptions.
Elles étaient mal rédigées. Elles apparaissaient mal dans les résultats de recherche. Et surtout, c'était un site, ce qu'on appelle one page, c'est-à-dire une seule page.
Elle n'avait pas de page à propos, elle avait juste une section à propos. Alors que la page à propos, c'est la deuxième page la plus lue d'un site et celle qui te permet de créer une vraie connexion et de créer la confiance avec ton lecteur. Et aussi, aucune conformité légale.
C'est ce que je te disais plus haut. Et bien, ce n'est pas l'IA qui va te rappeler qu'il faut un bandeau des cookies, une politique de confidentialité et des mentions légales. Résultat, elle avait un très joli site.
Effectivement, il était très beau, qui ne lui a rapporté probablement aucun client via Google vu qu'on ne la trouvait pas et qui risque de finir par lui coûter cher avec tout ce qu'on a vu sur les amendes possibles. Pour rappel, l'absence de mention légale, c'est 75 000 euros d'amende par la clinique. Alors, je ne suis pas en train de te dire d'abandonner l'IA parce que moi-même, je l'utilise.
Mais dans certains cas précis, je vais te donner les nuances. Tu peux utiliser l'IA pour t'aider à rédiger tes pages à condition d'avoir, et ça c'est valable pour toute utilisation de l'IA, d'avoir personnalisé ton IA avec ton propre ton de voix, tes offres, etc. Pour qu'il ne te crache pas un texte générique, mais un texte qui te ressemble vraiment avec tes mots, tes expressions, ta façon propre à toi de t'adresser à ton audience.
C'est très différent que de le laisser écrire à sa place. Et même dans ce cas-là, fais très attention à ce que tu donnes à l'IA. Ne colle jamais l'information sensible dans un outil IA comme les données de tes clientes, les informations de paiement, ta méthode propriétaire que tu as mis des années à construire.
Une fois que c'est dans la conversation, tu ne maîtrises pas vraiment là où ça va. Et d'ailleurs, je ne suis pas la seule à avoir cette position puisque c'est ce que disent aussi mes consœurs prestataires SEO avec qui j'échange régulièrement sur le sujet. Elles aussi l'utilisent l'IA au quotidien pour s'aider à réfléchir, brainstormer, planifier, rédiger.
Mais elle reste catégorique sur le fait qu'une plateforme comme Levebol, ça ne doit jamais remplacer une vraie plateforme de création de site. Ce n'est pas juste mon avis des web-designers, c'est un consensus chez les prestataires SEO qui connaissent encore mieux le sujet que moi. Donc, ce que je ne recommande pas, c'est de laisser construire le site en entier avec la structure, l'architecture, le code.
Ça doit rester entre les mains de quelqu'un qui sait ce qu'il fait. La seule exception où ça peut avoir du sens, c'est si tu crées juste une page de vente pour un produit à durée limitée. Ça peut être une offre flash, une promotion ponctuelle, l'inscription à un événement qui ne va durer que quelques jours et qui n'a pas vraiment besoin d'être indexée par Google.
Donc là, tu n'es pas en train de construire un actif durable, tu crées juste quelque chose de temporaire. Donc, le risque de dette technique, le problème de référencement, on s'en fiche puisque ça ne va pas rester. Tu peux aussi s'en servir pour créer un lead magnet interactif comme un quiz, un calculateur.
Donc là, nickel. Ce n'est pas ton site en email, c'est juste un outil ponctuel qui n'a pas vocation à être repris ou modifié pendant des années, au même titre que tes pages principales. Pareil, si tu crées une page pour un sommet virtuel, un bundle, pareil, c'est un projet qui a une date de fin.
Donc, il n'y a pas de souci là-dessus. Mais pour ton site, celui qui doit t'accueillir, accueillir des visiteurs sur le long terme et te rendre visible durablement, la règle reste la même. Tu abordes la stratégie, ensuite le contenu et en dernier le design construit sur de vraies fondations que tu peux comprendre et modifier toi-même.
Un site qui t'appartient vraiment, c'est une vraie forme de souveraineté dans ton entreprise. Et c'est exactement ce que tu as besoin pour être visible sur le long terme, sans des réseaux sociaux et sans dépendre d'un outil qui pourrait changer ses règles du jour au lendemain. Voilà, j'espère que cet épisode t'a éclairé sur ce qui se cache derrière la promesse d'un site généré en quelques minutes.
Ce n'est pas une question de rejeter la technologie, c'est une question de comprendre ce que tu es en train de construire et pour combien de temps. Parce que ce qui se passe concrètement, à court terme, t'as l'impression d'avoir gagné du temps, mais tu vas te retrouver coincé avec un site mal référencé sur Google qui ne t'amène pas de client tout seul. Et pour compenser, tu vas devoir rester dans la roue du hamster, créer du contenu sans fin pour les réseaux sociaux encore et encore, juste pour continuer à exister aux yeux de ton audience.
Et c'est exactement l'inverse de ce que tu es venu chercher en m'écoutant. Si tu veux un site facile à créer en moins d'une journée, mais configuré pour attirer et convertir tes meilleurs clients sur le long terme, c'est ce que je fais en une journée avec ma prestation QuantumSite. Pour gagner du temps en amont, tu auras des templates Google Docs pour préparer chacune des pages de ton site avant notre journée ensemble.
Tu auras aussi accès à ma formation La voix de ton site, qui t'apprend à utiliser l'IA pour infuser ta propre voix dans tes textes, pour qu'ils sonnent comme toi et pas comme un robot, en t'appuyant sur ton Human Design. Tu peux réserver un appel avec moi pour qu'on discute de ton projet. Le lien est dans les notes de cet épisode.
Si ce que tu as entendu aujourd'hui t'a parlé, laisse une note et un commentaire sur ton application de podcast préféré et partage-le autour de toi. C'est ta façon la plus puissante de m'aider à le diffuser et d'aider d'autres entrepreneurs sensibles comme toi à découvrir qu'il existe une autre voix ou un des algorithmes. On se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode.
D'ici là, rends-toi visible mais sans te cramer.
Il me faut trois secondes pour repérer un site fait de A à Z par une intelligence artificielle. Pas parce que j'ai un don particulier, mais parce que c'est mon métier depuis 2019. Et si moi je le vois aussi vite, tes visiteuses le ressentent aussi, même sans savoir précisément pourquoi.
ChatGPT, Claude, Lovable : ces outils promettent de faire son site internet avec l'IA en quelques minutes. L'idée séduit énormément d'entrepreneures, et je comprends pourquoi. Sauf qu'en creusant sous la promesse, la réalité est différente : dette technique, failles de sécurité, absence de conformité légale, référencement sabordé.
Dans cet article, je démonte point par point ce qui se cache vraiment derrière un site généré par l'IA, avec un cas concret que j'ai audité récemment, et je te donne les rares situations où l'IA peut avoir du sens pour un projet web ponctuel.
Pourquoi faire son site internet avec l'IA prend-il souvent plus de temps qu'il n'en fait gagner ?
Un site généré par l'IA promet un gain de temps, mais dans la pratique, c'est souvent l'inverse. Demander une simple modification déclenche plusieurs changements non désirés ailleurs sur la page, obligeant à republier pour voir le résultat réel.
Sur une plateforme comme Squarespace, tu cliques directement sur l'élément à modifier et tu vois le rendu en temps réel, y compris sur mobile. Avec l'IA, chaque ajustement demande de retrouver l'endroit concerné dans le code généré, puis plusieurs itérations avant d'obtenir le bon résultat — l'une des erreurs les plus fréquentes quand on construit soi-même son site que je constate le plus souvent chez mes clientes.
Sur des mois de vie de ton site, cette différence représente un temps considérable, surtout si tu n'as aucune notion de code pour intervenir toi-même sur ce qui a été généré.
Le rendu mobile d'un site fait avec l'IA est-il vraiment fiable ?
Un site généré par l'IA a l'air parfait dans l'aperçu, en plein écran sur ordinateur. Mais une fois publié et consulté sur téléphone, des blocs se chevauchent, le texte déborde de son cadre, les boutons sont trop petits pour être touchés, ou un défilement horizontal apparaît sans raison.
L'IA ne pense pas en grille adaptative : elle génère des blocs qui ne se recalculent pas toujours bien selon la taille d'écran. Et comme il faut republier pour voir le rendu réel sur mobile, ces problèmes se découvrent une fois la page déjà en ligne, déjà vue par tes visiteuses.
En France, 64,71 % du trafic web provient des mobiles. Ce n'est pas un détail à tester après coup : c'est la norme à vérifier avant toute mise en ligne, dans le cadre d'un audit régulier de ton site pour repérer ce genre de problème avant tes visiteuses. Ce problème non anticipé porte un nom : la dette technique.
Tu te retrouves avec un site que ni toi ni un futur prestataire ne peut facilement reprendre, puisque personne n'a écrit ce code et ne sait vraiment comment il fonctionne.
Un site généré par l'IA est-il davantage exposé aux failles de sécurité ?
Les sites créés par l'IA sont plus exposés aux failles de sécurité parce que ce sont des plateformes moins établies, moins testées à grande échelle, avec moins d'équipes dédiées à traquer les vulnérabilités que des solutions installées depuis des années.
Si les données de tes clientes sont piratées, que ce soit leurs coordonnées ou leurs informations de paiement, c'est toi qui es responsable pénalement, pas l'outil que tu as utilisé pour créer ton site. C'est ton entreprise, ta responsabilité, ta réputation qui sont en jeu.
Un exemple récent illustre bien ce risque : entre juillet et août 2025, des dizaines de milliers de conversations ChatGPT partagées publiquement se sont retrouvées indexées et visibles sur Google, sans que leurs auteurs comprennent les implications d'avoir coché une case de partage. OpenAI a depuis retiré cette fonctionnalité, mais l'histoire montre à quel point la frontière entre privé et public est facile à franchir sans garde-fous…
Un site généré par l'IA respecte-t-il les obligations légales comme le RGPD ?
Un site généré par l'IA a presque toujours la même faille : l'absence totale de conformité légale. Pas de bandeau de consentement pour les cookies, pas de mentions légales, pas de politique de confidentialité, alors qu'une plateforme comme Squarespace te pousse à les ajouter.
Ce ne sont pas des détails administratifs à rajouter plus tard : ce sont des obligations légales en France. Si tu collectes ne serait-ce qu'une adresse mail pour un formulaire de contact, tu dois pouvoir dire clairement ce que tu en fais et comment tu la protèges — c'est le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données), et une IA qui construit une page ne se pose jamais cette question.
L'absence de mentions légales est un délit pénal en France, passible de 75 000 € d'amende pour une personne physique, en vertu de l'article 6, VI, 2 de la loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN). Une IA génère un site qui a l'air complet visuellement, mais qui te laisse hors des clous dès ton premier visiteur — c'est pourquoi je te recommande de lire également cet article au sujet de tes obligations légales , pour que tu partes sur des bases saines dès le lancement ou la refonte de ton site web.
Pourquoi Google a-t-il du mal à comprendre un site généré par l'IA ?
Un site généré par une IA générative peut être visuellement correct, mais complètement à côté de la plaque au niveau de la structure — et la structure, c'est ce que Google adore analyser sur chaque page.
Les hiérarchies de titres n'ont souvent aucun sens : plusieurs balises H1 (le titre principal, censé être unique) sur une même page, ou des titres H2 sans suite logique dans la taille. Pour un visiteur, ça ne se voit pas. Pour Google, c'est une page où l'ordre des idées n'existe pas.
Le problème va plus loin que les balises : c'est l'architecture entière du site. Une IA construit page par page, sans vision d'ensemble sur ta stratégie de contenu ni sur le maillage interne — les liens qui relient tes pages entre elles selon leurs mots-clés.
Résultat : des pages magnifiques individuellement, mais un site très difficile à positionner dans Google.
À cela s'ajoute un parcours client souvent inexistant : une IA ne connaît ni tes offres, ni la façon dont elles s'enchaînent, ni ce qui doit se passer en premier dans la tête de ta visiteuse. Tes pages n'ont alors aucune logique de progression vers ton appel à l'action.
Lovable peut-il remplacer une vraie plateforme de création de site ?
Lovable est différent de ChatGPT ou Claude : c'est un constructeur d'applications propulsé par l'IA, pas pensé au départ pour créer des sites web mais détourné pour ça. Sur le référencement, l'outil a fait de vrais progrès récents, avec des pages en rendu HTML complet lisibles par Google.
| Critère | Lovable | Squarespace |
|---|---|---|
| Modèle tarifaire | 25 $/mois + crédits, facture variable | 17 €/mois, fixe et prévisible |
| Modification en direct | Non — passe par des crédits IA | Oui — clic direct sur l'élément |
| Support client | Communauté Discord uniquement (en anglais) ou support IA, sauf sur plans premium | Chat ou email en français inclus dans tous les plans |
| Pensé pour | Applications web (logique SaaS) | Sites vitrines et stratégie de contenu |
Sur un projet actif, le quota de crédits s'atteint vite dès qu'on ajoute une page de vente ou une nouvelle offre, sans visibilité sur la facture finale du mois. Si tu hésites encore entre plusieurs plateformes, je compare les principales options de plateformes pour thérapeutes et coachs dans un article dédié.
Cas concret : l'audit d'un site créé entièrement avec l'IA
J'ai récemment audité le site d'une coach business connue, construite il y a quelques jours avec Lovable.
Premier constat : en tapant son nom dans Google, son site ne remontait pas : aucune indexation faite, pas de sitemap, ce petit fichier qui aide Google à explorer toutes les pages.
Le rendu mobile posait problème, les métadescriptions (le petit texte qui apparaît sous le titre dans les résultats Google) étaient mal rédigées, et le site était en une seule page (one page), sans page à propos dédiée, c’est pourtant la deuxième page la plus lue d'un site, celle qui crée la connexion avec ton lecteur.
Ses pages de vente étaient également hébergées sur Lovable, avec des URL pas du tout optimisées et incompréhensibles.
Aucune conformité légale non plus : pas de bandeau de cookies, pas de mentions légales.
Un site très beau, qui ne lui a probablement rapporté aucun client via Google, et qui risque de lui coûter cher au regard des sanctions possibles.
Dans quels cas l'IA peut-elle avoir du sens pour un site web ?
Je n'utilise pas l'IA que pour rédiger mes textes en la personnalisant avec mon propre ton de voix, jamais pour la laisser construire la structure, l'architecture ou le code d'un site entier. Cette position est aussi celle de mes consœurs prestataires SEO.
La seule vraie exception concerne les projets à durée de vie limitée, qui n'ont pas besoin d'être indexés par Google :
une page de vente pour une offre flash,
l'inscription à un événement de quelques jours,
un lead magnet interactif comme un quiz,
ou une page pour un sommet virtuel.
Dans ces cas, le risque de dette technique ou de mauvais référencement n'a pas d'importance puisque la page ne reste pas dans le temps.
Pour ton site principal, celui qui doit t'accueillir durablement, la règle reste la même : la stratégie d'abord, le contenu ensuite, le design en dernier, construit sur des fondations que tu peux comprendre et modifier toi-même.
Un site qui t'appartient vraiment, c'est une vraie forme de souveraineté dans ton entreprise.
FAQs : faire son site internet avec l'IA
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L'IA peut aider à rédiger des textes une fois personnalisée avec ton ton de voix, mais elle ne doit pas construire seule la structure et l'architecture d'un site destiné à durer, à cause des risques de dette technique et de non-conformité légale.
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Lovable a progressé côté rendu HTML lisible par Google, mais son audit ne couvre ni l'architecture globale ni le maillage interne, deux éléments essentiels pour bien positionner un site sur le long terme.
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Non, dans la grande majorité des cas observés : pas de bandeau de cookies, pas de politique de confidentialité, pas de mentions légales, des obligations légales en France, sanctionnables jusqu'à 75 000 € d'amende.
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Uniquement pour des projets temporaires qui n'ont pas besoin d'être indexés : une offre flash, un événement ponctuel, un lead magnet interactif comme un quiz.
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Parce que personne n'a écrit le code généré : ni toi, ni un futur prestataire ne sait précisément comment il fonctionne, ce qui rend chaque modification longue et risquée.
En résumé
Faire son site internet avec l'IA donne l'impression, à court terme, de gagner du temps. Mais le risque est de te retrouver coincée avec un site mal référencé, non conforme légalement, et impossible à faire évoluer sans repartir de zéro.
Un site pensé stratégie d'abord, construit sur des fondations solides, reste l'outil central d'une visibilité durable, sans dépendre d'un algorithme ni d'un outil qui peut changer ses règles du jour au lendemain.
Si tu veux un site facile à créer en moins d'une journée, mais pensé pour attirer et convertir tes meilleures clientes sur le long terme, c'est exactement ce que je fais avec ma prestation Quantum Site.
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Web designer et mentor business, Carole accompagne les entrepreneures sensibles depuis 2019, plus de 250 clientes à ce jour.
Elle les aide à être visibles sans dépendre des réseaux sociaux, grâce à des stratégies durables : newsletter, référencement naturel, collaborations, et un site pensé comme le cœur de leur visibilité.
Atypique, Carole infuse numérologie et Human Design dans ses créations de site comme dans ses accompagnements, pour que chaque entrepreneure, coach ou thérapeute trouve son propre écosystème digital, sans se cramer.